Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 20:05
Un + Une

Nous venons de vivre une année 2015 complètement folle, dangereuse, agressive. Les attentats, les élections, les mises en garde, les menaces, les problèmes des uns et des autres. Comment la finir en douceur et en joie ?

J'ai trouvé le remède : aller voir le film de Claude Lelouch "Un + Une". Avec Claire mon amie, nous ne trouvions pas de film à notre goût alors on s'est décidé pour cette romance. Sans trop y croire.

Nous aimons les films de Lelouch, Elsa Zylberstein, Jean Dujardin... Alors pourquoi pas ? Oh combien nous avons eu raison.

Nous avons ri aux larmes, nous avons essuyé notre petite larme, nous avons adoré l'Inde, cette population que rien n'effraie, les dialogues truculents, justes, percutants. Les acteurs sont beaux, mais beaux à mourir... Sublimés par la caméra de Monsieur Lelouch. Elsa en allumée, un peu folle mais si séduisante, Jean en séducteur qui se laisse prendre au jeu de l'amour et qui fait se répéter l'histoire. La musique enlevée, légère, entrainante. La vie comme on aimerait la vivre. Jean dit "C'est compliqué les parenthèses". Mais quelle pépite de bonheur une parenthèse dans une existence. Bref un sans faute, un vingt sur vingt. J'y retournerai sans aucun problème demain... Mais pas le temps hélas.

Un grand merci Monsieur Lelouch, on retrouve votre jeu de cinéaste, ces allers et retours, ces acteurs qu'on sent heureux de faire partie de cette aventure romanesque, cette musique qu'on fredonne pendant le film et qui vous reste dans la tête bien après le film.

Deux heures d'excellent cinéma, pour une émotion garantie.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 17:47
Challenge à Boulouris

Personne ne me prendra mon sourire, c'est l'obligé de mon cœur !

Ce matin, malgré la fraicheur et le petit vent impertinent narguant un beau soleil et un ciel bleu azuréen, j'ai pris la route de ma librairie presse à Boulouris pour dédicacer. Après ce mois de novembre et ce début décembre fabuleux, de rencontres qui se sont bousculées à qui mieux mieux et que je n'arrive pas à oublier, mais que je ne veux pas oublier, venir dédicacer là, tenait d'une gageure. J'aime les challenges et Boulouris c'est ma ville !

Alors doucettement je commençais à installer mes livres et mes affichettes, contrariée par le vent qui venait défaire mon installation, voltiger mes marque-page, car je ne vous l'ai pas encore dit, je dédicace à l'extérieure de la librairie exigüe. Un moment je me suis demandée : Mais qu'est-ce que je viens faire dans cette galère ? Mais pourquoi ? Je ne sais même pas si je vais pouvoir terminer mes dédicaces d'ici Noël, tant mon stock de livres a subi un régime drastique de dédicace en dédicace, j'aurais dû rester tranquillement à la maison pour une fois...

Je ne suis pas une ingrate et chaque fois que je viens ici, c'est pour donner un petit coup de pouce à cette minuscule librairie. Un couple courageux et efficace dans une station balnéaire où la population est assez âgée. Pour voir des enfants il faut attendre les congés scolaires. Toutes ces mamies et papis sont contents de l'aide que leur apporte ce jeune couple. Leur porter un colis reçu des enfants, leur remplir des papiers, leur faire des photocopies, leur vendre le Var matin ou le programme télé... Elle et lui ont toujours le sourire et le mot gentil. Ce commerce de proximité est indispensable pour toutes ces personnes âgées qui habitent là depuis toujours. Il faut qu'il perdure !

Alors je ne me suis pas départie de mon sourire, ordre venant de mon cœur. J'ai rencontré, vraiment, des gens adorables. Entre autres, un monsieur m'a proposé d'aller me chercher un café après la dédicace d'un livre pour sa femme. La même chose mais cette fois, une femme qui ne peut plus lire mais qui en a pris un pour son mari qui lit les romans à haute voix pour qu'elle en profite (j'adore ces maris galants, généreux, amoureux comme au premier jour). Une mamie m'a dit "vous êtes courageuse" et je lui ai répondu "mais non, ce n'est pas du courage, c'est de la passion et je n'ai même pas froid, tellement je suis toujours heureuse de vous rencontrer". Et c'est vrai ! Valentino a choisi "Lettre à pépé Charles" pour son petit-fils qui commence à jouer les fortes têtes m'a-t-il dit et il s'est empressé d'ajouter "mais je l'aime bien ce petit". Sûrement que le petit doit l'adorer ce gentil papi. Mamie Manou m'a déjà acheté tous mes romans pour sa petite-fille Pauline sauf le dernier (aujourd'hui) et elle m'a dit "attention la prochaine fois que vous revenez, il me faudra un nouveau roman".

Mais bien sûr, tant que je respirerais, j'écrirais ! À midi je suis rentrée chez moi, un peu frigorifiée mais tellement ravie par cette belle réception chaleureuse des Raphaëlois. Un beau challenge !

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:20
Censuré ? Je ne crois pas !

Lundi en plaisantant, un très bon ami à moi, m'a dit : ton roman "retourne de là où tu viens" risque d'être très bientôt censuré. Au vu du premier tour des résultats électoraux dans le PACA sous-entendait-il. Bizarrement cette pensée m'avait aussi effleurée mais ma plume reste stoïque, déterminée et ma flamme restera toujours allumée !

Je ne le crois pas. C'est un livre généreux, ouvert, plein d'espoir et surtout il raconte l'histoire d'une intégration bien réussie. Un sans faute, toute prétention gardée.

La France est généreuse, terre d'accueil depuis toujours. C'est une vieille dame intelligente, sensible et raisonnable. ET nul résultat électoral ne saurait remettre tout cela en question. J'ai confiance, tant pis si je passe pour une naïve. Mon livre a fait vibrer des jeunes collégiens d'Avignon à Ste Maxime, en passant par Fuveau à Aix en Provence où les 14 membres des "Écrivains en Provence" l'ont élu "coup de cœur", ainsi que des centaines et des centaines de lecteurs. Il a été réédité plusieurs fois et il continuera à donner l'envie de se battre pour réussir.

Est-ce le hasard, si ce matin, une lectrice, amie d'une amie lectrice qui le lui a avait conseillé après lecture, qui l'a lu à son tour, m'a commandé "Retourne de là où tu viens" pour l'offrir à une tierce amie pour Noël ?

Je ne le crois pas non plus. Le bouche à oreille, le téléphone provençal qui a parlé de mon livre au téléphone Valdoisien (quel grand saut !) fonctionnent à merveille. Le père Noël existe et mon livre continuera de toucher mon lectorat. Et ce livre c'est mon moteur !

Plus qu'une dizaine de jours pour finaliser vos cadeaux de Noël. Il faut que la fête perdure et rien de mieux qu'un livre dédicacé qui se lit, s'offre, et resserre les liens intergénérationnels et amicaux.

Pour commander c'est très simple : http://a5editions.fr . C'est ma maison d'édition, ce qui veut dire que je m'occupe des dédicaces et des expéditions sous 48 h et en port gratuit. Alors encore hésitants ? Parcourez mon blog qui vous en dira plus sur l'auteure que n'importe quel autre document : http://ninanet.vip-blog.com .

Merci de votre fidélité et surtout Merci pour tous vos encouragements.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:20

La vie n'est que Bonheur ! Quand on croit à sa bonne étoile, quand on a la rage de vaincre, quand on a la passion et le vibramento chevillés au corps... alors ça marche.

Cher père Noël,

Très tôt j'ai appris que tu n'existais pas mais dans ma tête tu as toujours eu ta place. Je te rêvais en t'accordant des circonstances atténuantes, tu étais débordé, tu ne pouvais pas être partout et lorsque je voyais les enfants exhiber leurs jouets les lendemains de Noël qu'hélas ils délaissaient tout aussitôt, moi je savais qu'un jour tu me gâterais à mon tour. Et ce jour est enfin arrivé. Tu existes, je le savais !

Ce week-end je l'ai su encore plus fort, encore plus vrai, encore plus vibramento !

Vendredi un faux départ, un loupé d'une responsable de dédicaces. Peu importe, la vie n'est pas toute tracée m'as-tu soufflé à l'oreille, tu as bien un plan B dans ton escarcelle ? Bien sûr, j'ai rebondi grâce à toi ! D'un saut de puce de Grasse à Montauroux, j'ai été reçue au pied levé, à bras ouverts et à cœur chaleureux par Alexandra et son équipe à l'Espace Culturel de Montauroux. Mon fief, mon porte-bonheur, l'Amitié, tout en un ! Comme d'habitude dans ce lieu magique où est née ma trilogie, de belles rencontres, de belles dédicaces pour Noël, à chaque fois je te faisais un petit clin d'œil. Mais oui tu existes ! La preuve par l'absolu !

Samedi, direction Cultura Mandelieu. Là, cher père Noël, tu as rattrapé toutes ces années où je t'espérais en vain. Des viennoiseries offertes à l'arrivée par Marie-Pascale. Cela m'a vraiment fait plaisir, d'autant que Marie-Pascale m'avait accueillie avec une gentillesse infinie à mes tout débuts d'auteure où j'étais une parfaite inconnue au bataillon. Peut-être déjà lui avais-tu envoyé un signe avant-coureur ? Des gens, tant de gens, un défilé permanent, des compliments et des mots d'amour d'enfants. "Tu es belle" m'a dit une petite fille en regardant ma photo que Marie-Pascale avait posée sur ma table pour annoncer ma dédicace. Ambre, Williams, Léna, Lola, Ben, Tom... je n'arrive pas à me souvenir de tous les prénoms, mais je voyais "Gracieuse et Panache sont amis" me quitter allègrement pour passer dans les bras de Maman Guigui, de Mémé Tine, de Papa Antoine, d'enfants adorables... L'innocence même et l'amour dans toute sa générosité. Que d'émotion visible à l'énoncé du prénom de la personne qui allait recevoir mes livres, "un petit plus me dit-on, ça fait tellement plaisir". Véronique qui a subi une année de harcèlement est partie avec "retourne de là où tu viens". "La clé de l'embrouille" pour l'offrir à notre ami Bernard qui adore lire... De cette journée, cher père Noël, je n'oublierai jamais deux grands gaillards, portant, chacun, dans leurs bras, trois gros pavés littéraires, rigolant, complices. Deux bons copains pensai-je. Ils se sont arrêtés face à moi, s'excusant presque d'avoir déjà arrêté leur choix. Tout naturellement nous avons bavardé. Puis dans une transmission de pensée, se sont regardés et l'un a lancé "et si vous nous choisissiez un livre pour Salvatorica, c'est la grand-mère". Ah bon ! Je vous prenais pour deux bons copains, mais vous êtes deux frères ? Et là j'entends encore l'éclat de rire de Pierre qui n'est autre que le père de Paul. Ça ne s'invente pas. Le père, le fils, un charme irrésistible ! Pierre est médecin et porte en lui tout le charisme du monde. En s'éloignant avec la trilogie, il était déjà même un peu loin, se retournant s'est écrié : "je suis très heureux d'avoir rencontré un ange aujourd'hui". J'ai souri, très touchée. La hotte du Père Noël n'était pas tout à fait vide puisque Monique, qui hier m'avait fait dédicacer "Lettre à Pépé Charles" pour son amie Renée, m'a tél. ce matin pour compléter, après réflexion, son cadeau par "Gustave" et "Charles et Aurélien". C'est mieux la trilogie complète, n'est-ce pas m'a-t-elle demandé ? Et j'ai repensé à Paul et Pierre et à Salvatorica.

Merci cher Père Noël, et maintenant sauve-toi vite ! Dans ce monde troublé, d'autres t'attendent. Apporte-leur du bonheur... Tu sais toi que le bonheur est contagieux !

Repost 0
Annette Lellouche - dans littéraire
commenter cet article
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 16:52
Gracieuse et Panache sont amis

Après l'entrée au collège Berty Albrecht à Sainte Maxime, dans une classe de 3ème, de mon roman autobiographique : "Retourne de là où tu viens",

"Gracieuse et Panache sont amis" conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, entre dans une classe de CP à Draguignan.

Le Père Noël existe bien !

Je dédicace demain vendredi de 9h30 à 18h à Auchan de Grasse

et Samedi de 10h à 18h au Cultura de Mandelieu.

Je vous attends nombreux. Merci.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 13:09
Le hasard ?

La réalité aura-t-elle une résonnance plus lumineuse que le rêve ?

Je m'étais posée la question avant d'aller à la rencontre des Collégiens du Collège Berty Albrecht à Sainte Maxime ce vendredi.

Tout d'abord je voudrais présenter ce collège, rattaché à l'Académie de Nice et qui accueille cette année 717 élèves.

"Qui était Berty Albrecht ? Née à Marseille le 15 février 1893 dans une famille protestante venue de Suisse (les Wild), elle appartient à la bonne bourgeoisie marseillaise. Infirmière de la Croix-Rouge, Berty joue un rôle important dans les hôpitaux militaires pendant la guerre 1914-1918... Arrêtée deux fois en 1942 par la police de Vichy, elle parvient à s'échapper. Elle écrit à son mari : "La vie ne vaut pas cher, mourir n'est pas grave. Le tout, c'est de vivre conformément à l'honneur et à l'idéal qu'on se fait."...

Les valeurs qu’elle incarne –dévouement, engagement pour les autres, don de soi, courage, lucidité dans l’action, opiniâtreté dans les combats contre l’inacceptable- si elle les a portées à un niveau exceptionnel, sont celles de la République, celles de la citoyenneté. Elles doivent donc, naturellement, constituer le fondement d’un projet éducatif actuel et moderne, le nôtre. Et si nous avons choisi de donner le nom de cette femme, exemplaire à plus d’un titre, à notre collège, c’est pour ne jamais l’oublier. Le Principal". (Extraits de la biographie élaborée par le Principal du collège).

Est-ce le hasard qui m'a fait rencontrer Madame Florence de Germont, Directrice de la Médiathèque de Sainte Maxime, lors d'une intervention de l'Unesco animée par Michel Nobles, que je salue amicalement au passage ?

Est-ce le hasard si Madame Florence de Germont a tout de suite senti que mon vécu littéraire intéresserait Madame Tatiana Berg ? Madame Tatiana Berg est professeur de Français d'une classe de 3ème ainsi que d'une classe artistique de 6ème et 5ème.

Est-ce le hasard si Madame Tatiana Berg a eu un coup de cœur pour mon histoire et qu'avec sa classe de 3ème, elle a voulu la partager dans un travail pédagogique ? Et justement dans ce Collège Berty Albretch où je me retrouve complètement dans ses valeurs ? "Il n'y a rien de plus triste qu'une vie sans hasard" de Honoré de Balzac.

Et c'est ainsi que depuis la rentrée de septembre 2015, 29 collégiens étudient mon roman "retourne de là où tu viens". C'est tout un symbole ! Moi, la petite fille aux pieds nus, précoce et surdouée, j'ai dû interrompre mes études, intégrer le monde des adultes à l'âge de seize ans au lieu de passer mon Bac, mais je n'ai jamais cessé de me cultiver. En cours du soir pour adultes, en lectures. Pour assouvir ma soif d'apprendre. Aussi, combien fut profonde ma blessure lorsque, lors d'un concours littéraire, je fus harcelée toutes les semaines par mails anonymes du genre "tu es la honte de la littérature, tu ne feras jamais partie de notre monde... Retourne de là où tu viens"...

Vendredi donc, face aux Collégiens accompagnés du corps enseignant, mon émotion était à son comble. Ma voix au début était mal assurée mais une fois dans le bain, j'ai pris une cure de jouvence.

Je tiens à saluer le comportement exemplaire de tous ces collégiens. Je m'attendais à un peu de chahut, normal quand on a 15/16 ans. Pas du tout. Ils me dévoraient des yeux, m'écoutaient avec une attention accrue au fur et à mesure de nos échanges...

Dans l'emballement des discussions, j'ai appris encore tant de choses sur moi. Madame Florence de Germont m'a fait remarquer que cette rencontre allait refermer ma blessure puisque en toute légitimité "je fais partie du monde littéraire". La boucle est bouclée. C'est aussi ce que je pense. Madame Tatiana Berg m'a fait remarquer que dans tous mes écrits, la pluie est présente... Mais une pluie salvatrice... Symbole de l'eau dans la terre... qui fait germer... et émerger... Quel paradoxe !

“Tant que vous n'avez pas été embrassé par un de ces pluvieux après-midis parisiens, vous n'avez jamais été embrassé.” de Woody Allen. Quel paradoxe !

Ensuite, on a demandé aux élèves de donner quatre mots qui leur paraissent importants. Les miens sont : L'arbre (la nature), l'oiseau, le chat, (les animaux) et la pluie, qui a toujours été mon alliée.

On m'a demandé aussi si le titre du roman a été facile à trouver. J'ai commencé mon récit par le titre, tant le rejet des autres que je subissais était douloureux et injuste !

On m'a également demandé si j'avais une astuce pour lutter contre le syndrome de la page blanche. J'ai tant à raconter que je n'ai pas encore rencontré ce problème et peut-être que la solution se trouve là : Écrire non stop ... puis faire le tri... Et c'est souvent un crève-cœur d'effacer certains passages... Mais épurer un texte est nécessaire.

Deux heures, c'est si vite passé ! Merci à Madame Florence de Germont et à Madame Tatiana Berg pour leur investissement personnel afin de donner le meilleur à nos collégiens et à leur accompagnement lors des discussions. Elles ont été admirablement complémentaires et surtout excellentes ! Quel bonheur de savoir que je vais très bientôt les retrouver pour une rencontre où le hasard a mis son grain de sel.

Et pour terminer, je voudrais citer Friedrich Nietzsche "Nul vainqueur ne croit au hasard".

J'ai vaincu mon adversaire anonyme, non pas par hasard, mais par ma détermination et ma confiance en moi, tout en restant humble. Je le devais à tous celles et ceux qui m'ont donné ma chance.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 13:56
Du rêve à la réalité

"Le rêve est la flamme qui maintient le cœur au chaud".

La réalité aura-t-elle une résonance plus lumineuse que le rêve ?

- "retourne de là où tu viens" roman autobiographique sur le rejet de l'autre, le harcèlement... au collège ! Un travail pédagogique dans un Collège du Var est au programme d'une classe de 3ème durant le premier trimestre de cette rentrée. Pour finaliser l'étude de texte de mon roman, rencontre le 27/11 de 9h à 11h30 avec les 29 collégiens et le corps enseignant. Débat sur le thème choisi "se construire dans la différence sans indifférence". À la lecture de leur travail pédagogique qui m'a fait découvrir des analyses littéraires, des situations que j'avais décrites d'instinct, je présume que les débats vont être interactifs et très stimulants. À suivre...

Ma dernière publication : - "Gracieuse et Panache sont amis", conte initiatique sur l'amitié et le bien vivre ensemble, Premières lectures, à partir de 6/7 ans. Un festival en couleur pour un grand festin d'amitié.

Je serai en dédicace en Novembre :

- Le vendredi 27/11 à l'Espace Culturel du Centre Leclerc Cogolin de 13h à 18 h.

- Le samedi 28/11 à la Librairie Lo Païs à Draguignan de 9h30 à 18h.

- Et le dimanche 29/11 à Cultura Plan de Campagne de 9h30 à 18h.

Ma passion n'a pas de limite... Venez nombreux la partager. Merci.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 12:57
J'Imagine pas !

J'Imagine pas !

Vivre un seul jour sans entendre l'éclat de rire des enfants,

Lire dans leurs yeux la confiance et la joie de vivre au présent,

Répondre sans crainte à tous leurs questionnements

Et leur expliquer que la liberté est notre fondement.

J'Imagine pas !

Qu'un jour les femmes soient camouflées

pour échapper aux regards enamourés,

qu'à l'intérieur elles restent cloîtrées

Tout juste bonnes à faires des bébés

J'Imagine pas !

que ces bébés grandiront dans la haine

qu'un jour ils se feront sauter sans gêne

parce qu'on ne les a pas sevrés à l'amour

Mais promis des vierges là-haut en retour !

J'Imagine pas ! Célestine

Qu'un jour tu perdes ton sourire,

Ta joie de vivre et ta liberté

Ton regard plein d'innocence

ton amour des mots et des livres.

J'Imagine pas ! Lina

Qu'un jour tu ne puisses circuler sans être inquiétée

Dans ces temples de la culture et dans sa pluralité,

Dire je le veux, STP maman je le veux

Et brandir un livre que tu dévores déjà des yeux.

J'imagine pas ! Anaïs

Qu'un jour ta mamie n'ait plus le droit

De choisir des petits contes écrits pour toi

De te les lire, toi qui n'a que trois ans

Heureuse de te faire rêver, divine enfant.

J'Imagine pas !

Mon pays sans joie, sans liberté de penser

Sans les rayons de soleil pour nous réchauffer

Sans les murmures du vent pour nous affranchir

De l'esclavage de certains bourreaux du rire .

J'Imagine pas !

Non je ne peux imaginer vivre sans ce bonheur

Qui frappe à ma porte, chaque jour chaque heure

Chaque rencontre, chaque sourire, chaque baiser

Dans cette foule, DEBOUT, hier rencontrée.

J'Imagine pas !

Nul autre pays au monde

Plus libre et plus élégant.

Mon esprit vagabonde

Et s'envole au firmament.

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 13:32

Après chaque dédicace j'avais pris pour habitude de raconter mes rencontres, mes coups de cœur, mes émotions. Ma façon à moi d'exprimer ma reconnaissance.

Ce samedi n'était pas un jour comme les autres. Ce n'était pas une dédicace pour une dédicace. Ce n'était pas un sourire pour un sourire. C'était de l'Amour par Amour !

La pudeur et le respect envers tous ceux qui sont tombés sous les coups de haine des bêtes immondes ont fait taire mes mots. Ma plume est restée silencieuse mais pas longtemps. Il ne faut surtout pas rester pétrifié par cette lâcheté mais raconter pour témoigner.

En me levant ce samedi matin, lendemain des attentats monstrueux, je me suis demandée si je devais aller dédicacer ou s'il valait mieux rester chez moi. Ma plume m'a piquée au plus profond de moi. Elle m'a fait sursauter en me traitant d'ingrate. Elle m'a dit " tu dois rester debout et prouver que tous ces morts ne sont pas morts pour rien. Ne pas être lâche comme ces fous inhumains, réduits à l'état de bête immonde, sans conscience".

Alors je me suis préparée comme d'habitude, j'ai affiché mon plus beau sourire, ma confiance bien ancrée en moi et ma passion intacte quoi qu'il arrive !

Avant toute chose je voudrais remercier tous ces papas qui accompagnaient leurs petits dans la librairie Arcadia à Marseille et qui d'un bisou choisissait "Gustave" ou "Gracieuse..." selon l'âge, ces mamans à l'écoute, ces mamies généreuses et rêveuses feuilletant "Gracieuse et Panache sont amis" en pensant aux cadeaux de Noël.

Un bout de leur enfance était là dans mes illustrations et dans mes mots d'amitié pour tous les petits bout de chou aux yeux émerveillés. L'innocence de l'enfance. Cela va droit au cœur !

Merci à Marc, qui après un bel échange, serrant "La clé de l'embrouille" contre lui, m'a remerciée et serré la main.

Merci à Mamie Anne qui offre "Gracieuse..." à Alessia. Elle est loin m'a-t-elle dit mais heureusement il y a les fêtes de Noël pour nous retrouver.

Merci à une très jeune Tata qui a eu un coup de cœur pour la trilogie "Gustave" pour l'offrir à sa nièce Maïlys qui lit tellement qu'elle aura fini les 3 livres en quelques jours m'a-t-elle assurée et "Gracieuse.." à la toute dernière Hella. Pour Noël ai-je demandé ? Oh non pour tout de suite ! Il y aura autre chose pour Noël.

Merci à Mamie d'amour qui a choisi "retourne de là où tu viens" pour Maéva et "Gracieuse..." pour Sélèna. Avec un énorme brillant dans les yeux, elle m'a dit : "Maéva" c'est bienvenue et "Sélèna" c'est la lune ou céleste.

Et d'autres encore, moins démonstratifs mais si aimants. Merci à vous tous qui êtes venus ensoleiller mon samedi matin.

L'après-midi, le salon organisé par le Comité du Vieux-Marseille et la Fnac, c'était une autre paire de manches. 170 auteurs et plusieurs milliers de visiteurs étaient attendus comme chaque année et ce depuis 24 ans. Le danger était démultiplié et pourtant presqu'aucune défection parmi les auteurs et les visiteurs étaient là, sereins, sourire aux lèvres, exubérants et tous généreux comme toujours.

Ce matin, en me levant, je me suis sermonnée. Il faut que tu le dises, il faut que tu remercies comme à chaque belle rencontre, il faut que la vie continue, que la libre expression continue, que le bonheur continue. L'amour en continu.

Mes proches sont inquiets, me conseillent d'éviter les dédicaces en ce moment.

JAMAIS DE LA VIE !

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 14:28
Ma France

“Il n'est rien de réel que le rêve et l'amour.” de Anna de Noailles

Ma France je t'ai rêvée

dans le ventre de ma mère.

Dans mes bras je t'ai serrée

le jour où j'ai foulé ta terre.

Ma France je t'ai rêvée

un bout de ton sol, est ma maison

Mon jardin n'est qu'amour et passion

Ma France toujours je t'aimerai.

La barbarie a semé sa haine

A mis Paris à feu et à sang

Elle a tué tes enfants innocents

sans discernement et sans gêne.

Ma France dans ma tête un grand désarroi

Ma France dans mon corps un grand froid

Ma France dans mes yeux un regard sévère

Ma France dans ma bouche un goût amer.

Ma France je t'ai rêvée

Pour le meilleur et pour le pire.

Aujourd'hui j'ai perdu mon sourire

Mais jamais je ne t'abandonnerai.

Ma France regarde tes enfants

D'un seul cri ils vont se relever

D'un élan ils vont se rassembler

Personne ne les réduira à néant.

Ma France je n'ai que mes mots puérils

à t'offrir, dans cette guerre stérile.

Mais les mots sont autant de fleurs

pour sécher larmes et rancœur.

Ne cédons en rien !

N'oublions rien !

N'abandonnons rien !

Ils ne seront pas morts pour rien !

Repost 0
Annette Lellouche
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de kinine
  • : livres, poésies, billets d'humeur, expo de peinture...
  • Contact

Catégories