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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:47

Le langage

"Le langage se situe entre cri et silence" André Green.

J'ai lu ce matin cette citation dans un blog ami, pour ne pas le citer : Cathy 7302.

Il y a tant de formes de langage qu'il faut faire un tri.
Le langage peut rimer avec sérénité, simplicité, jovialité, amitié. C'est le bonheur assuré.

Le langage peur rimer avec dualité, avec propos orduriers, avec méchanceté, là une blessure s'est installée. Alors le langage n'est plus que CRI.

Le langage peut servir de passerelle pour aller vers l'autre, il devient main tendue, sourire affiché et regard confiant. Alors le langage peut être SILENCE.

Au centre du cri et du silence il y a TOUTES les nuances de l'existence.

Hier durant ma journée de dédicaces, j'ai pu constater comment un mot pouvait changer le regard de la personne qui me faisait face. Comment un autre mot venait raviver une douleur ou au contraire soulager de bien des maux et faire fleurir un sourire sur des lèvres figées. Parfois je sentais un nuage passer au-dessus de nos têtes, se transformer en orage ou au contraire en éclaircie, en soulagement, en rêve. Le langage était bien passé.

Le langage prend toute sa force quand les gens ont envie de se battre.

Le langage qui revenait sans cesse était le mot  : PARTAGE mais pour cela il faut savoir ÉCOUTER.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:44

Fatiguée … Mais heureuse ! J'ai passé ma journée au milieu de 60 auteur(e)s à Garéoult au septième printemps du livre.

Le bruit, les gens, c'est crevant ! Vu que je ne suis plus toute jeune eh bien je peux vous assurer qu'il va me falloir deux jours pour m'en remettre.  

Surtout que la veille, idem à Fayence.

Mais bon ! C'est tellement festif, tous ces gens qui viennent nous voir, qui partagent notre bonheur, qui repartent avec fierté notre livre sous le bras, avec une dédicace personnalisée avec sourire et complicité,

Que je suis fatiguée ... mais heureuse.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 07:41

En me levant ce matin pour aller à ma séance de dédicaces à la librairie "La Plume d'or" à Fayence, je me suis demandée sous quels auspices allait se placer cette matinée. J'ai un peu négocié avec le ciel et je lui ai recommandé de me garder son sourire et surtout de réserver sa pluie pour un peu plus tard. Eh oui ! Il ne pleut jamais dans le Var SAUF quand il ne faut pas. Mais à force de réclamer la pluie, nos jardins en ayant bien besoin, on a faussé le calendrier et elle était là et bien là. À torrents, comme vache qui pisse, comme pas permis, comme le diable sorti de sa boite, comme une trahison, comme une punition ... J'en ai entendu de toutes les couleurs contre cette manne d'eau (pour le Var) qui venait contrarier les projets du week-end et des vacances scolaires. Les touristes sous leurs vêtements de pluie étaient sombres et hagards. Les parapluies se chevauchaient dans un claquement sec et vengeur. Sans parler de ceux qui cassaient leurs baleines pour se venger des sautes d'humeur de leur propriétaire. 

Bon ! Me suis-je dit "on va faire avec". Toujours avec mon optimisme et mon coeur à l'ouvrage. J'étais venue pour parler de ma saga romanesque et ce n'est pas un peu (beaucoup) d'eau qui allait me faire taire.

Eh bien j'ai rencontré des Fayençoises et des Fayençois tout sourire. Avec la baguette qui dépassait du cabas, une fois le journal acheté, ils s'arrêtaient pour discuter, pour rire et plaisanter. Surtout des messieurs, qui, pour montrer que leur générosité est intacte, qu'il pleuve, qu'il vente, m'ont acheté mes livres :

- L'un pour sa femme et se reprenant m'a dit, allez j'en prends un pour ma fille.

- Un autre pour sa femme qui l'offrira ensuite à sa mère lorsqu'elle l'aura lu, et a-t-il ajouté, peut-être le lirais-je, si votre livre revient à la maison !

- J'ai conversé un bon moment avec une femme qui avait envie de se remettre à la lecture, mon livre l'y encourageait. Et ainsi de suite ... La pluie avait beau nous narguer en tombant dru, elle n'a pas réussi à casser le rythme d'échanges de propos à bâtons rompus et d'éclats de rire. La mauvaise humeur n'était pas de mise. Il faut dire que l'accueil dans cette librairie-presse est des plus chaleureux. On devine tout de suite que ce sont des habitués, des amis, la vraie vie !

La pluie n'a pas eu raison de nous, si elle nous a mouillé les pieds elle ne nous les a pas cassés !

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 18:45

 

 

 Couv_gus_wb.jpg Oh surprise ! Mon Gustave a changé de look. Le chat est allé à la chasse aux oeufs et comme les absents ont toujours tort, mes deux personnages principaux ont pris sa place. Du coup le château s’est gonflé de plaisir et l’arbre en est tout secoué. Magique !

Gustave n’est pas celui que vous croyez et l’histoire « de Vie » aux multiples rebondissements séduira les petits comme les grands, je l’espère.

Ce livre est dédié « à tous les enfants, à ceux qui ont gardé leur âme d’enfant et aux Tourrettes ».

Bonne lecture.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:34

Hier j'ai passé mon samedi en dédicaces à la fête du livre de Gréasque.

Gréasque est un village de trois mille habitants, situé entre Aix, Marseille et Aubagne. À une demi-heure des plages de Cassis, la Ciotat et Marseille.

Gréasque est une ancienne bourgade minière. On peut y visiter le musée de la mine, faire quelques parcours de santé et des promenades à pieds, en VTT ou à cheval. Un village paisible, haut en couleurs.

Dans une région privilégiée comme les Bouches du Rhône, je ne vous parlerai ni du soleil qui nous a mordu les joues lors de l'anchoïade copieusement arrosée de pastis au moment de l'apéritif, ni du brouhaha amplifié par la bonne humeur des  auteurs régionaux, réunis autour d'un bon verre de vin le temps d’un déjeuner printanier. Tous les ingrédients étaient réunis pour vivre un moment très convivial.

La cerise sur le gâteau était le programme : "Contes et musiques à la carte". La fête avait commencé quelques jours plus tôt, dans les écoles. Nous étions entourés d'enfants heureux de montrer à leurs parents les beaux dessins faits en classe et affichés sur un panneau au fond de la salle de dédicaces. En face, des parents émus et attentifs à leurs chers petits. Une illustratrice et un illustrateur dédicaçaient les nombreux livres achetés, d'un dessin souhaité par chaque petite frimousse rougissante mais déterminée

"Moi je veux  une princesse", "moi je veux un clown", "moi je veux des fleurs" ...

Et grâce à chaque vœu formulé, on pouvait aisément deviner les attentes de l’enfant, ce qui le faisait rêver, ce qui animait ses yeux d’une brillance particulière. Les mamans n’étaient pas en reste, on sentait qu’elles retombaient en enfance, peut-être une enfance différente, pas aussi facile. On veut toujours offrir plus à notre progéniture. On imaginait aisément les images qui défilaient dans leur regard, le temps d’un rêve qu’elles voulaient rattraper  et c’était toujours elles qui gardaient le livre bien serré sous le bras en repartant.

Ce n'est pas plus compliqué que ça. Le bonheur dans sa plus simple expression.

Ce qui m’a le plus touchée : une institutrice est restée un bon moment à bavarder avec moi (ne cherchez pas qui était la plus bavarde des deux, lorsque je parle de mes livres je suis intarissable). Elle a saisi mon roman autobiographique « Retourne de là où tu viens », qui parle de la magie et hélas des dérives d’Internet, en a lu quelques passages et les yeux humides, m’a raconté, encore toute retournée, le suicide d’un enfant de sa classe à cause d’Internet. Elle a acheté le livre pour en discuter avec ses élèves, - je suis persuadée que cela va leur faire du bien, m’a-t-elle dit -.

Des parents aimants, des instituteurs préoccupés par le salut de leurs élèves et des auteurs heureux de s’être déplacés pour communiquer.

Merci à l’organisatrice et aux bénévoles, toujours aussi souriantes et efficaces.

Une bien belle journée de printemps !

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:53

Gustave.jpgÉcrire un roman pour la jeunesse est un véritable défi que j’avais envie de me lancer depuis le début de mon aventure littéraire.
 Je ne savais pas comment raconter, que raconter, et surtout je ne voulais pas raconter une histoire fantastique - tous les auteurs pour enfants le font déjà si bien - ni une histoire de cap et d’épée, de dragons, de maisons hantées, de sorcières et de je ne sais quoi encore. J’ai laissé l’idée mûrir sereinement.
 Après l’écriture d’un recueil de nouvelles « Entrez dans la danse », d’un roman autobiographique « Retourne de là où tu viens » et d’une saga romanesque « Un soir d’été en Sardaigne », j’ai eu le sentiment d’avoir, momentanément, fait le tour de mes sujets littéraires de prédilection. Je me suis jetée à l’eau sans savoir nager, juste avec mon envie de « donner envie » aux enfants de me lire.
Et cette envie, je l’ai patinée au fil du temps en lisant de nombreuses publications pour enfants, en me documentant sur certains sites pédagogiques. J’ai également, au cours de dédicaces, interrogé bon nombre d’enfants pour connaître leur préférence de lecture. J’ai vu dans leurs yeux briller une attente interrogative.
J’ai beaucoup réfléchi. Je ne voulais pas heurter leur sensibilité. J’avais plutôt la ferme intention de leur offrir du rêve.
Il me paraissait très difficile d’apprécier avec justesse la limite entre le rêve qu’on déguste comme un sucre d’orge et le rêve guimauve qui appauvrit l’esprit.
 Mais en même temps, y a-t-il une limite séparative ? Si oui, elle est infime et j'ai  tenté par tous les moyens de ne pas tomber dans le piège de la facilité.
 Aussi, j’ai fait chuter toutes les barrières pour ne laisser à chaque enfant que ses propres valeurs de jugement. Je me suis attachée à ce que les miennes soient des valeurs humaines.
 J’ai tenu à situer mon histoire dans le Var, aux Tourrettes. Je m’y suis tout de suite sentie bien accueillie à l’occasion d’une fête du livre. J’ai débuté là mes toutes premières dédicaces. C’est un village authentiquement généreux.
 Je me souviens du couple qui est venu faire déguster aux auteurs son vin d’orange à l’heure de l’apéritif, ont suivi les petits farcis cuisinés maison. Le café, les gâteaux aux amandes pour clôturer un déjeuner royal.
Pour l’envol de mon histoire, j’ai voulu restituer cette joie de vivre sous la bienveillance des deux tours du château et de Gustave.
Y suis-je arrivée ? J’attends votre verdict.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:45

L'amour d'un père, me direz-vous, ce n'est pas comme l'amour d'une mère. Et je vous donnerai raison. Mais en même temps je vous demanderai en quoi est-il différent ?        Le regard.                                   

 Le regard d’une mère est multiple. Bienveillant, affectueux, anxieux, salvateur. Et l’on pourrait ainsi décliner à l'infini tous les regards de coeur d'une mère.  

Le regard d’un père est unique.

Il va dans une seule direction : celle de l'homme fier de sa création.

Et tout au long de son « moi » il projettera ses fantasmes sur son bout de « soi ».

Pour façonner ses disciples et ainsi les emmener le plus loin possible. 

Bien sûr le père d'aujourd'hui n'est plus le père d'hier.

Il change les couches, donne le biberon, partage les tâches.

Il joue, rit, gronde rarement.

Bien sûr la mère d’aujourd’hui peut être le père d’hier. Vouloir l’égalité à tout prix. Son regard de cœur restera compris.

Il n’en reste pas moins que le chêne est de roc et que la rose même avec épines nous entrainera toujours dans ses effluves parfumés.

 Je connais une petite fille qui lisait tous les matins dans le regard de son père l’amour et l’admiration qu’il lui vouait.

Juste du regard, la petite fille devint la jeune femme qui se battait pour aller toujours aussi loin que le regard de son père voulait l'emmener.

Juste du regard, aujourd’hui, c’est une maman qui à son papa n’a jamais assez dit merci ; ton regard, c’est ma lumière, et tant qu’il m’accompagnera je verrai  clair.

Je fais le vœu que tous les papas du monde regardent avec leur cœur tous les enfants du monde.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 21:12

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:04

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Aujourd'hui avec une grande tristesse, je voudrais saluer le départ de notre journaliste mort hier pour une cause qui n'était pas la sienne. Je ne le connaissais pas. Il était si discret malgré toutes ses récompenses valorisantes. Il ne venait pas envahir les plateaux des médias pour faire du "moi je, moi je". Il partait pour ses missions avec la peur au ventre comme toute personne consciente du danger. Surtout que la mort le guettait sournoisement et depuis longtemps. Mais cette fois elle l'a emporté dans la meilleure des fins qui soit pour un journaliste : une mort instantanée. Toute la soirée son regard chaleureux m'a hantée. Dans ses yeux, pas de dureté , de l'humanité. Pas de voyeurisme, du charisme.

Je faisais le parallèle avec tous ceux qui se suicident parce que la vie leur parait insupportable, leurs problèmes insurmontables et toutes ces populations qui donnent leur vie pour une cause noble, pour laisser à leurs descendances un pays qui offre la volonté et la dignité. Pour cela des reporters vont au devant du danger et Monsieur Gilles Jacquier est de ceux-là.  Un jeune père qui, en allant au devant du désespoir d'une population en souffrance, y a laissé son dernier souffle. Pour nous, pour des jours meilleurs. Il y croyait, nous devons y croire. 

En même temps toutes les douleurs se valent. Il n'y a pas d'échelle de la douleur. Il n'y a pas de justificatif à brandir, ni de morale à établir. On souffre ! Certains ne savent pas le crier et la petite bougie s'éteint dans l'indifférence générale.

Il n'y a pas de parallèle, il y a des pointillés qui se rejoignent et nous empoignent.

En cette période de bataille politique, de slogans les plus ravageurs et stupides les uns que les autres, les hommes qui nous dirigent oublient que les enfants captent la violence verbale et risquent de la reproduire. Tendons plutôt l'oreille aux souffrances qui nous entourent, ici ou là-bas. Chaque petit geste compte, chaque petite pièce jaune, chaque petit sourire ou mot gentil peut avoir une grande portée en apportant de l'espoir. La générosité est à la portée de chacun d'entre nous. Développons-la en commençant à l'apprendre aux plus jeunes. Remettre à l'école l'éducation civique, cinq minutes par jour suffiront, dans la cour de récréation, à la cantine ou à l'étude. À chaque moment de la journée la générosité a sa place.

MERCI Monsieur Gilles Jacquier.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 12:49

Belle rencontre avec des passionné(e)s du livre et une journaliste qui me fait l'honneur de cet article. Bonne Lecture. Meilleurs voeux pour 2012.

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