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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 07:28
Du rire !

Si j'avais le pouvoir d'oublier, j'oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles.” de Charles Dickens

Envie de rire ? Mais de rire aux éclats ? De rire pour de « vrai » et se laisser porter ?

Envie de savoir ce qui se passe dans les familles ? Celle des autres, pas la vôtre. Oui mais la nôtre, la vôtre, qu’est-ce que ça change ? Il y aura toujours un frère, une sœur, un père, une mère, un amant subsidiairement… Sauf que les situations diffèrent suivant la mère, la sœur, l’argent, la jalousie, ah oui la jalousie entre frères et sœurs tout le monde connaît. Mais si ! Fouillons un peu dans nos mémoires ! La chouchoute, le préféré, opposés à la mal aimée, au souffre douleur, les grincements de dents, les règlements de compte à chaque réunion familiale… Comment vous ne connaissez pas ? Alors allez vite voir le film « retour chez ma mère » et vous saurez ce à quoi vous avez échappé ou ce que vous aurez manqué. Parce qu’une fratrie, c’est quelque chose ! Du dur. Du pur. Du sûr. Mais aussi des larmes, des regrets, des frustrations, des tristesses et parfois de la haine. Et cette haine, tel l’ouragan, détruit tout sur son passage. Mais pas là, pas dans « retour chez ma mère ». Ouf et ça fait du bien.

Du déjà vu ? Je ne crois pas. Un air de « bûche (de Noël) » de Danièle Thompson ? Non ! La Famille Bélier ? Non ! Un été à Osage County » ? Non je vous dis ! Un autre regard, plus tendre, plus consensuel, plus exigeant aussi !

Famille je vous hais, mes emmerdes, mes amours ! Un trio de femmes fortes et fragiles, un duo d’hommes trop gentils… Tout le monde se cherche… Sauf l’Amour. Il est dans chaque réplique, dans chaque respiration, dans chaque personnage, dans chaque balbutiement. Hélas aussi perceptible soit-il, il est inaudible car la souffrance crie plus fort et la cacophonie est totale. L’amour dérange, encombre, grince des dents, surprend, attaque, susurre… On rit même quand c’est triste à pleurer mais n’est-ce pas là le propre de la comédie, faire rire par l’âcreté de la réalité, la vie projetée sur grand écran, la vérité qui vous assaille, un miroir qui vous renvoie à « vos » vérités. Ces vérités que parfois on a déniées, accumulées au long des années.

J. Balasko, A. Lamy et M. Seigner juste comme il faut chacune dans son rôle. On rit moins à la fin, c’est l’émotion qui prend le pas.

Puis quand tout s’arrête, que la salle allume ses néons blafards… La lumière est crue !

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Annette Lellouche
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 11:55
"À la bonne vôtre" !

« Parce que c’est ça votre force, votre différence, cette urgence à vouloir absolument vivre en soi et pas à côté de soi et devenir quelqu’un, sans oublier d’où on vient et où on va. Et au bout d’un certain nombre d’années, on se dit que si on n’était pas parti de là, on aurait peut-être laissé tomber » de Steve Suissa

C’est un peu le résumé du film de Yvon Attal « Ils sont partout ».

Hier avec mon amie Claire nous avons retrouvé notre rituel d’aller au cinéma. Il y avait longtemps, des soucis familiaux, des empêchements, mes dédicaces puis les retrouvailles. Le bonheur simple d’une amitié simple et sincère.

Nous voici toutes deux donc à discuter à bâtons rompus pour rattraper le temps perdu. Se rattrape-t-il ? Dans le noir d’une salle de cinéma, et dans l’attente de la projection du film, le temps nous file entre les doigts, entrecoupé de rires et d’émotion. Puis silence, le film ! Quel plaisir d’entendre mon amie Claire s’esclaffer comme une petite fille à chaque répartie, chaque cliché… Parce que oui ce film n’a pas été tourné pour faire pleurer dans les chaumières et encore moins sur les pauvres Juifs… Non, non, non ! Mais pour montrer le ridicule de notre civilisation qui malgré les années, que dis-je les siècles, n’a guère évoluée avec les clichés qui ont la dent dure… Sur ces 0,2% de Juifs de la population mondiale qui continuent à déranger.

Yvon Attal obnubilé par des attaques répétées et parfois personnelles sur les Juifs, s’épanchent deux fois par semaine auprès de son psy. Il pose des questions existentielles qui en deviennent obsessionnelles sans obtenir de réponses. Y-a-t-il des réponses à la bêtise humaine ? Entre nous, les réponses il les connaissait.

La dérision, l’humour, le sarcasme, l’exaspération ne résolvent rien tant que « l’homme restera un loup pour l’homme ». Tant que le proverbe « l’union fait la force » restera lettre morte. Tant que le 10ème commandement « Tu ne convoiteras pas… » restera ignoré.

Il n’a rien inventé, et moi encore moins, sauf qu’à penser tout haut, il force à réfléchir, aussi bien sur les Juifs, les Catholiques, les Musulmans, les Roux, les Blondes, les Gros… Personne aujourd’hui n’est à l’abri d’une attaque, je l’ai été moi-même plus d’une fois et même s’il est difficile de se relever, même si on en garde à vie les stigmates, à chaque fois on en ressort plus fort. Croyez-moi ce ne sont pas de vaines paroles ou des paroles de consolation mais c’est la réalité.

Au vu de ce film, les extrémistes et ou intégristes, les jaloux, les faibles et lâches, le deviendront peut-être un peu plus car on leur vole leur fond de commerce. Ils ont besoin de se repaître du sang et des larmes de leurs victimes et d’éructer pour exister. Mais vous remarquerez qu’ils n’ont jamais gagné une seule victoire !

Yvon Attal j'ai adoré ton film (entre séfarades on peut se tutoyer) mais une image m’a terriblement choquée, même si elle était très belle : les sublimes fesses de ta femme en string noir… Pas du tout à mon goût dans un tel film ... mais pas pour ces messieurs... qui en redemanderont. C'est comme rajouter du sel dans un plat déjà salé pour s’emporter "la gueule" et se resservir un coup à boire... Le coup de caméra à trinquer de trop.

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Annette Lellouche
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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 13:03
En toute logique...

« Le rire est une bouée de sauvetage » de Michel Serrault

Une tranche de bonne humeur en ce bas monde fou fou fou !

Une logique toute féminine pour une petite histoire drôle reçue d’une amie et que je partage :

Un couple de juifs marocains âgés a acheté un ventilateur. L'homme le met en permanence fixe sur lui. Vendredi soir arrive et Soulika sa femme lui dit

  • Massoud, laisse le ventilateur et va à la synagogue" .
  • Massoud lui répond : ok j'y vais, mais ne t'avise pas de toucher au ventilateur !

Dès qu'il quitte la maison, Soulika curieuse commence à examiner le ventilateur. Soudain elle presse sur le bouton du haut et le ventilateur commence à tourner...droite, gauche, droite, Soulika essaye de le remettre en fixe mais n'y parvient pas, elle sait que bientôt Massoud va revenir de la synagogue ... wayy wayy wayy alyaaa ...

Massoud arrive et voit le ventilateur tourner de gauche à droite. Il se met à hurler

  • Soulika !

Soulika arrive tranquillement...

  • Qu'est-il arrivé à mon ventilateur" ?
  • Soulika lui répond : Je ne sais pas....dès que tu es parti, il a commencé a te chercher !
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Annette Lellouche
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 14:00
Surréelle... mais bien réelle !

« On ne peut pas exister sans être aimé » de Romain Gary

Ma journée de dédicaces à Montauroux était un peu surréelle. Je ne parlerai pas de l’accueil chaleureux, des embrassades, de l’émotion intacte à chacune de nos retrouvailles. Le Directeur qui me salue avec déférence, moi la toute petite auteure… Rien à ajouter là-dessus si ce n’est que cela permet d’optimiser cette journée.

Alors pourquoi surréelle cette journée ?

  • Parce que c’était la veille de la fête des mamans, que lorsqu’au moment de la dédicace voyant les yeux brillants de jeunes gens (de Yoan pour ne citer que lui, très pressé mais qui ne voulait plus partir) et surprenant l’émotion dans leur voix à l’intitulé du prénom tant chéri, j’essayais d’imaginer comment étaient ces mamans à qui était destiné mon livre.
  • Parce que d’autres étaient ému(e)s en pensant à leur maman disparue, toujours trop tôt, mais qui repartaient avec un de mes livres comme un lot de consolation.
  • Parce que d’autres encore, malgré les nombreuses années passées, s’épanchaient en me racontant leur souffrance d’avoir été mal-aimé(e)s, rejeté(e)s, des souffre-douleurs. Et là j’essayais de trouver les mots qui apaisent.
  • Parce que j’ai rencontré un petit bonhomme haut comme trois pommes, six ans à peine, qui après avoir lu quelques lignes de « Gracieuse et Panache sont amis » m’a dit au vu de mes peintures et dessins « moi je veux dessiner et vous vous écrivez ». Voilà il me proposait déjà sa collaboration. Soudain Eagan (prénom irlandais qui veut dire puissant) a pointé son doigt sur le livre à offrir à sa mamie Chantal. Son père a souri ajoutant « je cherchais un livre pour ma maman ». Puis Eagan s’est assis au sol pour démarrer sa lecture tranquillement. Tout comme Léane (qui se prononce Li Hane prénom chinois qui veut dire paix et tranquillité) un gamin adorable reparti avec « Gracieuse… » tout content. Mamie Anne qui m’assure qu’elle allait être gâtée le lendemain et ne voulant pas être en reste, a emporté la trilogie et Gracieuse pour ses 4 petits enfants, m’assurant qu’elle les lira aussi…
  • Parce que pour finir, cette dame qui a refusé une dédicace car « c’est à moi d’écrire ce que j’ai ressenti en vous écoutant et pourquoi j’ai choisi ce livre ». Comprenne qui peut ! Respect !

Une journée qui ne s’annonçait pas sous les meilleurs augures avec les restrictions d’essence et l’agitation permanente actuelle, mais qui a été forte en messages d’amour, de générosité et de détresse assortie de courage. Mon esprit a flotté dans une autre dimension. En des allers et retours dans mon autre vie et dans celle-ci. L’enfant que j’ai été et la maman que je suis aujourd’hui… On retient forcément les leçons de la vie.

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Annette Lellouche
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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:58
La fête des mères

« La lecture, une porte ouverte sur un monde enchanté » de François Mauriac

Qu’est-ce qui ne fond pas lorsqu’on le serre dans ses mains, ne se fane pas en quelques jours où qu’elles soient posées, ne s’évente pas au fil du temps qui passe ? Des chocolats, des fleurs, des parfums… autant de cadeaux éphémères… NON ! Un livre ! Dans mon catalogue, vous en trouverez bien un que l’être qui vous est le plus cher au monde gardera comme livre de chevet.

* "retourne de là où tu viens", histoire vécue. Un fragment de vie où douze femmes se retrouvent dans une école d'écrivains pour un concours littéraire. L’enjeu : la gagnante sera éditée à compte d’éditeur… La consécration suprême. Sauf que rien ne se passera comme prévu ou souhaité… Le milieu littéraire n'est pas tendre, l'héroïne s'en sort la tête haute et la passion dévorante. Préfacé de Annie Bruel grande romancière du PACA. 29 collégiens en classe de 3ème à Bertie Albrecht travaille dessus avec pour thème « l’estime de soi ».

* "Gustave", "Lettre à pépé Charles", "Charles et Aurélien", une trilogie provençale prévue initialement pour la jeunesse et qui a séduit toutes les générations. On entendrait presque les cigales m'a-t-on dit... Des dialogues truculents et de l'émotion garantie. Le thème : Un petit garçon Simon veut renouer avec sa famille. Il mettra tout en œuvre pour briser le silence et surtout les secrets familiaux bien trop encombrants à son goût. Le commentaire accompagnant une commande du troisième volet de la trilogie qui m'a le plus touchée :

"ce livre est le troisième que je vous commande pour ma grand-mère, qui jusqu'à la découverte de "Gustave", ne lisait jamais de livre. Vos romans lui apportent beaucoup de joies et de réconfort. Pouvez-vous le dédicacer à Huguette, de la part ses petite et arrière petite fille de Draguignan" ?

* "La clé de l'embrouille" un suspense psychologique traité façon polar. Deux femmes courageuses mènent un combat qui semble perdu d'avance, pour un résultat plus qu'improbable. Cependant rien ne les arrêtera. Un polar où l'Amour, l'Humour et le Suspense se côtoient allègrement.

* Gracieuse et Panache sont amis, fable initiatique sur l’amitié et le bien vivre ensemble. Je l’ai illustrée en couleur et en N/B pour que les enfants joignent leurs couleurs aux miennes. Un petit conte à partager avec maman et papa.

Pour commander un livre dédicacé accompagné d’un marque-pages, le tout envoyé en port franco : http://a5editions.fr paiement sécurisé Paypal ou publication@a5editions.fr paiement par chèque.

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Annette Lellouche
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 14:56
Nous aussi on savait !

Le harcèlement. « Conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes, des écrits pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’un personne ». Définition du mot harcèlement donnée par la psychanalyste Marie-France Hirigoyen.

Chaud devant ! Chaud ! Un sujet d’actualité resté, soit disant, tabou jusqu’à ces jours-ci ; or lorsqu’on a ouvert la boite de Pandore qu’a-t-on trouvé ? Des ministres (des perruches) qui savaient mais qui se sont tues « on ne pouvait pas parler ». Ben voyons !

Aujourd’hui elles s’agitent, pérorent, s’achètent une bonne conduite en créant un manifeste… « plus jamais ça »… Bla bla bla… Que nenni… Une vieille rengaine qu’on nous ressert à un moment donné. Et donc ce serait le bon moment ? Ben il faut croire ! Parce que parler du chômage, du déficit budgétaire, des panama papers et autres… Cela ne fait pas le (bon) jeu de notre Don Juan national. Quel paradoxe ! Mais nous ne sommes pas à un paradoxe près… Belle hypocrisie !

J’irai plus loin : Nous aussi on savait ! Les débats parlementaires télévisés nous ont donné de beaux exemples de sexisme, de machisme. En politique comme en privé tous les coups sont permis, sauf qu’il faut savoir damer le pion à son adversaire ! N’a-t-on pas vu des femmes ministres s’insurger, d’autres en larmes, d’autres recevoir des fleurs en guise d’excuse… Et hop on passe à autre chose. Un sensationnel chasse l’autre.

Qui, un jour ou un autre n’a pas été « persécuté » par un (ou une) chef tatillon ou malveillant ou simplement si peu en confiance avec lui-même qu’il… Qui n’a pas subi la jalousie, la méchanceté, la bêtise humaine ? Qui ? À des degrés divers, soit !

On est là tranquille, on pense n’avoir que des amis, que la vie vaut la peine d’être vécue et on fredonne la ballade des gens heureux. Puis le Hasard vient pactiser avec le Diable et là patatras, tout s’écroule. À qui la faute ? Au Hasard jaloux ou à Satan vicieux ou aux deux ? Et lorsque Madame Boutin persifle que ces femmes harcelées l’ont un peu cherché, là je frôle l’overdose. Vais-je être pire qu’elle et lui répondre que lorsqu’on ressemble à un boudin avec une cervelle de moineau, c’est sûr qu’on ne risque rien ! Tant pis je l’ai dit, mais c’est elle qui a cherché la bagarre ! Sans compter que ses bondieuseries m’insupportent… Ah ! La bonne conscience et la bienséance de bas étage…

Je ne vais pas me faire l’avocat du diable en prenant la défense de ces quelques « pôvres » ministres qui ne voyaient pas à mal, certains se sont excusés pitoyablement ! C’est d’un grand pitoyable, car dans la vie il faut assumer et de nos jours « ni coupable ni responsable » pourvu qu’on garde son poste et ses acquis...

Je me souviens de mes quelques années passées dans un laboratoire pharmaceutique. J’animais les séminaires de vente. Le soir, après une soirée bien arrosée, les langues se déliaient. Les déléguées commerciales obligées de se laisser tripoter par les chirurgiens pour qu’ils daignent passer leur commande, même punition pour les délégués hommes qui subissaient les assauts des « cheffes » de services, nues sous leur blouse. Le harcèlement n’est pas réservé au seul sexe féminin. Je me souviens aussi d’un pari engagé pour qu’un tel finisse le séminaire dans le lit d’une telle. Si ça ne marchait pas comme décidé par la « PéDéGère », une mégère voyeuse, c’était la porte… Et il l’a prise en pleine figure… la porte, la belle ne s’est pas laissée croquer. Ça ne marche pas à tous les coups ! Double vexation, double peine.

Aussi je m’interroge : pourquoi les hommes harcelés ne s'étalent pas sur la place publique ? Par goût du jeu comme au casino ? Auquel cas, sont-ils de bons perdants ? Ou alors, peut-être parce qu’ils l'ont cherché aussi, n’est-ce pas Madame la ministre broute broute… ?

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Annette Lellouche
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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 08:07
Mon Tigre

Mon Tigre

Dans ce jardin inconnu

Tout petit fut venu

Il ne servait à rien de t’admirer

Pas plus que de te bichonner.

De place en place

Tu ne trouvais ton espace

D’année en année

De t’épanouir tu refusais.

Puis un jour de guerre lasse

D’une dernière chance fus menacé

Dans ce coin de terre, réapprivoisé

Tu pris ton essor, d’un sursaut d’orgueil tenace

Aujourd’hui crinière au vent

Couleurs resplendissantes

Tes palmes règnent allègrement

Sur la nature environnante.

L’amour n’est jamais vain

Prodigué avec passion

Jusqu’à l’ultime déraison

Pour d’heureux lendemains.

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Annette Lellouche
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 16:08
Le vagabond... Le marchand de bonheur...

« Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir.” de Ilka Chase

Une fois n’est pas coutume... Pour une fois, j’ai pris mon temps, je suis arrivée la veille sur mon lieu de dédicaces. Je voulais me « savater » - c’est ainsi que l’on dit dans mon Sud - dans cette ville qui comptait cent mille habitants en 1945 et dont la population a plus que quadruplé de nos jours. Montpellier offre aux visiteurs ses multiples visages. La cité historique se mêle au moderne sans heurt ni faute de goût… L’accueil, les sourires, la verdure, le soleil, étaient au rendez-vous pour une visite mémorable. Les « trompe l’œil » sont saisissants de beauté. Une très belle réussite. On aimerait s’y suspendre, toucher, pour voir si c’est « du vrai ou du faux »…(la preuve par l’image). Le soir, de retour dans notre chambre d’hôtel, nous étions fourbus et heureux. Juste un bémol, il faut au moins une semaine pour apprécier toute la richesse artistique de cette ville. Nous reviendrons…

Le lendemain, totalement déstressée et apte à appréhender ma journée de dédicaces à St Aunès, j’ai souri, présenté, dédicacé mes livres aux Montpelliérains venus surtout pour faire leurs courses au Leclerc, surpris de me voir, car je n’étais pas du tout annoncée. Qu’à cela ne tienne ! Je suis assez grande pour le faire moi-même. Immanquablement ils devaient passer devant l’Espace Culturel. Aussi soit ils s’arrêtaient pour bavarder en repartant un livre sous le bras, soit continuaient leur chemin en poussant leur chariot… Le tout dans une ambiance apaisée et agréable.

Et comme dans toute journée de dédicaces il y a l’instant magique et que je prends toujours plaisir à partager, il est venu de Clélia. Bien souvent il y a des personnes qui se tordent le cou pour nous ignorer et surtout éviter notre regard… des fois que… Là Clélia se tordait le cou pour accrocher mon regard. Sa maman visiblement pressée se dirigeait vers la sortie. Je me demandais bien pourquoi cette adolescente tirait sa mère par le bras en me désignant du menton. Je ne la connaissais pas, et ne crois pas l’avoir jamais rencontrée dans d’autres dédicaces. Clélia finit par avoir gain de cause et les voilà qui font demi-tour, re-rentrent dans la galerie en se dirigeant vers moi. La maman me dit en souriant « il se fait tard, déjà midi et demi, et nous avons faim mais ma fille veut absolument parler à l’auteur ». Clélia, du haut de ses douze ans, bientôt, précise-t-elle, d’une maturité très précoce, a des yeux magnifiques, un sourire d’ange et voulait tout savoir de l’écriture. La maman, aussi adorable, s’est laissée prendre au jeu, me disant que sa fille dévorait les livres et qu’en fin de compte elle appréciait notre rencontre, oubliant sa faim. Clélia a voulu « retourne de là où tu viens », sa maman « La clé de l’embrouille » et « Gracieuse et Panache sont amis » pour le petit frère. Dans un éclat de rire Clélia m’a dit « dédicacez à la famille R… tout le monde vous lira ». Une autre adolescente, pardon j’ai oublié son prénom, est allée chercher son papa au fin fond du magasin. Celui-ci m’a dit « ma fille veut lire votre histoire, je n’ai pas le choix… » d’un air très fier ! Isabelle, après bien des hésitations et deux A/R, n’a pas résisté et m’a fait dédicacer « La clé de l’embrouille » pour l’anniversaire de Miryam son amie d’enfance... Je me souviens aussi de Mamie Nanou qui a eu un coup de cœur pour « Retourne de là où tu viens » pour sa petite-fille Sarah et « Gustave » pour Zoé… est partie faire ses courses en vitesse et a récupéré les livres dédicacés au retour… Et ce jeune papa, un touriste attendant son épouse, s’est approché et m’a dit « mon fils lit au moins cinq livres par semaine, je n’achète plus rien, je l’ai inscrit à la bibliothèque mais là votre « Gustave » il le lui faut, il va adorer… Je vous ai entendu le présenter... Et il le feuilletait avec frénésie en pensant à la joie de son fils. Et il ajoute "surtout la princesse"... Il va sûrement lui donner des couleurs !

Dans ma tête me reviennent en mémoire les paroles des Compagnons de la Chanson « Je suis le vagabond, le marchand de bonheur... ».

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Annette Lellouche - dans litterature
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 19:12
"Être maître de son temps..."

« L’homme doit être maître du temps, pas son esclave » de Golda Meir

Et si vous preniez le temps de venir me rejoindre, en ce week-end festif, à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Saint Aunès à quelques kilomètres de Montpellier ?

Je vous y attendrai le samedi 7 Mai de 9h30 à 18h. Je me ferai le plaisir de vous présenter mes romans. En ce joli mois de mai, la fête des mères n’est pas loin. Un livre dédicacé en coup de cœur prend toute sa place. Que vous aimiez les histoires vraies, les histoires de terroir, les histoires policières, les histoires « fable initiatique sur l’amitié » pour « premières lectures » illustrées par mes soins, il y aura toujours un livre qui vous « choisira » car il aura su vous séduire pour l’offrir ou vous l’offrir.

Garantie sensations fortes !

« Peu de lectures, simples mais fortes, qui laissent traces » de Jules Michelet

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Annette Lellouche
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 07:10
La petite souris...

« Le doute est l’école de la vérité » de Francis Bacon

A tou(tes)s mes ami(e)s du Web :

Hier soir je me suis dit « demain j’aurais sûrement quelques messages d’amitiés pour mon anniversaire » comme la petite fille qui a perdu sa première dent et qui attend le lendemain pour voir ce que la petite souris lui aura apporté comme cadeau.

Ce matin ma journée a démarré en douceur, bonheur, gentillesse, sourires, des fleurs, des appels…

Alors c’est sûr je m’interroge. Je me demande pourquoi ? Pourquoi tant de personnes prennent un peu de leur temps pour me fêter ? Nous ne nous connaissons pas pour la plupart. Et c’est là que je me dis « finalement c’est magique cette manifestation de doux élans cordiaux et amicaux». Ça réchauffe le cœur dans une vie où rien n’est parfait. Où en ce jour heureux il y aura forcément des manques, des ratés. Il faudra composer avec et ça sera plus facile.

Si je doute parfois, la vérité est là dans cette belle chaîne d’amitié. Moi qui refuse les chaînes, qui n’aspire qu’à vivre en toute liberté, j’aime bien en ce jour où une année vient s’additionner immuablement aux nombreuses autres, me laisser prendre dans vos maillons.

J’avais commencé à répondre individuellement, puis j’ai eu envie de vous écrire.

Un chaleureux merci à vous toutes et tous.

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Annette Lellouche
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