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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 16:23

“La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.” de Albert Camus

Cet après-midi je suis allée au cinéma... Dans mon salon... sur la chaine réputée pour la diffusion de films récents.

J'ai vu "La famille Bélier". À la sortie de ce film, je n'avais pas eu le temps d'aller le voir au cinéma. Aussi, puisqu'il est venu jusqu'à moi, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Un petit rappel de l'histoire : un couple de fermiers sourds et muets élèvent paisiblement leurs deux enfants dont seul un des deux parle et entend, Louane, une belle adolescente, courageuse, qui les aide dans leur activité. Un jour elle rencontre son destin en la personne d'un professeur de chant et la vie de toute la famille bascule.

Le film a été un peu long à décoller au point d'être à deux doigts de renoncer puis d'un seul coup ça part et les rires se sont mêlés aux larmes. Les situations s'enchaînent avec un air de déjà vu ou vécu. Les acteurs sont étonnants de véracité dans leur jeu de composition. Louane est émouvante dans son jeu d'actrice et de chanteuse, spontanée dans son rôle d'adolescente. Une belle histoire tout en finesse et subtilité où l'amour est toujours là présent, l'amour filial, l'amour parental, l'amour tout court et ça fait du bien !

Quel parent n'a pas eu le cœur serré lorsqu'un enfant prend son envol ? Cet enfant qu'on a bercé, vu grandir, consolé puis encouragé... Un jour il s'en va vivre sa vie. "Je vole, mes chers parents, je vole nous chante Louane et là une main m'a prise en traitre à la gorge et je n'ai pas pu cacher mon émotion.

Qui n'a pas souffert de l'éloignement, des non-dits, des incompréhensions, des fausses pudeurs, des rejets ?

On a tous été enfants avant d'être parents. De quelque côté qu'on se positionne, il y a des zones d'ombre, des soubresauts dans le fil de notre existence, des regrets, oh oui des regrets.

Plus le film avançait et plus en superposition, je revoyais mon papa, ce qu'on s'est dit et surtout ce qu'on ne s'est pas dit. Dans ses yeux je déchiffrais mais mes oreilles souffrent de ne pas l'avoir entendu. Mon cœur est orphelin de ses mots. On le savait qu'on s'aimait mais de le dire n'aurait-ce pas été plus heureux ? Et aujourd'hui c'est trop tard ! Il n'est plus là, parti sans bruit, sans éclat avec beaucoup de courage et d'intelligence. Presqu'un an déjà !

Alors sans plus tarder, dites-le à ceux que vous aimez qu'ils sont très importants pour vous, avant qu'il ne soit trop tard, avant l'irrémédiable, avant de se retrouver dos au mur et les mains vides d'une absence inconsolable. Oublions les bouderies qui ne sont que des prétextes futiles, oublions l'orgueil et l'amour propre, les comptes à régler et ouvrons nos bras pour les refermer tendrement sur nos êtres chers.

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Annette Lellouche - dans cinéma
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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 16:00
La femme au tableau

"Un des plus grands bonheurs de ce monde, c'est l'amitié. Un des bonheurs de l'amitié, c'est d'avoir une personne à qui confier ses secrets". (Les plus beaux proverbes).

Avec mon amie Claire, nous avons pris pour habitude de programmer un après-midi par semaine pour pouvoir "nous" raconter. Autour d'un café nous refaisons le monde. Ces temps-ci nos tracas s'accumulent. Pour ma part, mes livres, mes séances de dédicaces ne suffisent plus à me sortir de ma torpeur.

Aujourd'hui Claire a décidé d'un changement de programme. Nous irons au cinéma. Excellente idée lui ai-je répondu. Et nous voilà toutes les deux, après une bonne heure de bavardage dans le coin café du cinéma, bien calées dans nos fauteuils, au frais et attendant avec impatience de voir "La femme au tableau".

"Une septuagénaire américaine d'origine autrichienne mène un combat incroyable pour récupérer les tableaux de sa famille, volés par les nazis.

Elle engage un jeune avocat, fils d'amis de la famille. Tout d'abord il ne pense qu'à l'appât du gain. Récupérer le plus beau tableau de Gustave Klimt lui rapporterait gros. Puis lors d'un voyage à Vienne, il se sent Autrichien, pense à ses grands-parents déportés en pleine nuit. Il se prend au jeu du pot de terre contre le pot de fer. Il veut rendre à cette femme ce qui lui appartient de droit : le portrait "Adèle" de Gustave Klimt est celui de sa tante Adèle. Pour cette femme c'est une histoire de famille, pour les Autrichiens, ce tableau est un patrimoine d'une extrême importance. Ils refuseront toute transaction avec l'héritière pour rendre le tableau.

C'est une histoire vraie et nous adorons les histoires vraies. Le peintre est Gustave Klimt et j'adore Gustave Klimt. J'ose avouer qu'avant d'être allée à Vienne, il y a quelques années de ça, et d'avoir admiré une exposition qui lui était entièrement dédiée, je n'étais pas spécialement attirée par la peinture. J'ai été subjuguée par ses tableaux et je crois lui devoir ma forte attirance pour la peinture.

Mais au-delà des critiques qui ne sont pas très élogieuses, au-delà du jeu des acteurs que nous avons trouvé magnifiques, parce que beaux, parce que touchants, parce que troublants dans leur détermination, au-delà de l'histoire où la justice passera, c'est le partage que nous en avons fait avec mon amie Claire. Nous étions émues, écrasant nos larmes discrètement, applaudissant presque lorsqu'une réplique faisait mouche, riant quand le méchant s'est laissé battre grâce à la complicité d'une femme d'un certain âge et de son jeune avocat.

Amitié... Amitié... Un après-midi sous le charme de l'Amitié.

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Annette Lellouche - dans cinéma
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 19:21

"J'ai dit quelque part qu'il ne suffisait pas d'entendre la musique, mais qu'il faut encore la voir" Igor Stravinsky.

 

Voici le menu du film que je suis allée voir aujourd’hui « les gens qui s’embrassent ».

Entrée : musique,

Plat : musique

Dessert : musique.

Un père qui n’en finit pas de mourir parce qu’il veut réconcilier ses deux fils.

Les deux frères sont aussi différents que peuvent l’être une grenouille (de bénitier) et un paon (qui fait la roue).

L’un marie sa fille en grande pompe et l’autre enterre sa femme … le même jour !

Les dialogues sont truculents, les acteurs n'ont pas l’air de se prendre au sérieux, tout en ayant l’air de s’amuser follement et on se prend à leur jeu.

Un air de déjà vu entre « la vérité si je mens » pour le côté clinquant, « la buche de Noël » pour le côté règlement de compte familial et  vaudevillesque pour les amours croisées.

On rit beaucoup même quand ce n’est pas drôle, parfois la morale dérape mais se rattrape de justesse, pas toujours mais on sait que c'est "pour de rire".

La musique tient un rôle prépondérant tout au long du film pour apaiser les tensions et on l'entend et on l'apprécie et on l'écoute religieusement. Tiens ! La religion caricaturée un maximum est supplantée par l'amour, et la fin est complètement inattendue et cocasse. 

J’ai passé un excellent moment même si ce film léger ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Alors musique maestro !

 

 

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Annette Lellouche - dans cinéma
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 13:25

Je n’ai pas souvent l’occasion d’aller au cinéma. Faute de temps, faute d’envie, faute de programmation me convenant. « Quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage ». Donc toutes les excuses sont opportunes pour remettre une sortie au cinéma.

Cet après-midi très ensoleillé n’aurait pas dû me voir enfermée dans l’obscurité d’une salle de projection de films et pourtant c’est ce qui s’est produit.

Une amie blogueuse, Cathy, en a fait un article très enthousiasmant sur son blog et m’a donné l’envie d’aller voir « Jappeloup ».

La première raison, ma fascination pour les chevaux. Je garde encore en mémoire « l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». LU, VU et REVU.

La seconde, deux acteurs que j’aime également beaucoup, Michel Auteuil et Guillaume Canet. Là ils étaient époustouflants de justesse dans leur jeu d’acteurs :

Daniel Auteuil, avec un faux air de Michaël Douglas, en père intelligent et généreux, Guillaume Canet, derrière son air juvénile, et ses yeux pétillants, vraiment convaincant dans son rôle de cavalier. Cavalier lui-même dans la vie.

Et alors ! JAPPELOUP magnifique cheval noir, peureux, maigrichon mais qui ne demandait qu’à être aimé et compris pour devenir la star des championnats de sauts.

Ce qui m’a le plus touchée dans ce scénario, c’est tout d’abord ce rapport père/fils. On parle, on écrit ou on filme régulièrement des rapports mères/filles ou mère/fils mais rarement pères/fils. Une leçon magistrale de rapprochement et d'amour fusionnel. Des dialogues qui ne peuvent que susciter l'émotion voire l'admiration. Le père, le fils m'ont fait revivre des moments forts de ma vie !

Cet amour paternel ou filial, selon que, qui tourne au conflit car le père veut la réussite du fils, le fils ne veut pas décevoir le père et bien sûr la rupture arrive car la pression est trop forte. L’amour est toujours là, sur le fil du rasoir, limite supportable. Les remises en question, les échecs, les doutes, les exploits défilent d’un cycle à l’autre.  Pousser l'homme jusqu'au bout de ses propres désirs refoulés devant la crainte de l'échec !

L’émotion sous diverses formes est toujours présente. Pleuvait-il dans la salle ? Bizarre mes yeux étaient brouillés.

Belle leçon d’humilité.

Déjà plus d'un million d'entrées en deux semaines. Je suis persuadée que le bouche à oreilles va galoper au son des sabots de Jappeloup. Une juste récompense !

Excellent film que je conseille aux pères d’aller voir avec leur fils.

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Annette Lellouche - dans cinéma
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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 20:37

Un après-midi avec Mia Chiara 

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Claire c’est ma mère, ma sœur, mon amie, mon âme, mon ange, mon double, mon tout.

Comme deux gamines qui s’offrent une grande récréation, nous voilà causant à bâtons rompus dans le petit coin café du cinéma.

Le cinéma Le Lido à St Raphaël est tout neuf. À l’étage, en plein milieu il y a un havre de tentations : pop-corns, bonbons, sucreries diverses et variées, glaces, boissons et café.

Donc avec mon café et sa bouteille d’eau, nous nous sommes installées dans un petit coin « bonheur » pour tout nous raconter. Nous disposons d’une heure avant le film.

Nous nous « mailons » régulièrement mais rien ne vaut ce verbiage avec nos cœurs légers comme deux pinsons et nos yeux qui pétillent.

Et on piplette ! Et elle veut tout savoir, pour être heureuse pour moi. Raconte me dit-elle ! Elle me conseille en grande sœur. Elle est d’une vitalité à couper le souffle. Tout l’intéresse, tout la réjouit, tout la rend belle ! La beauté de l’âme ! Elle est d’une intelligence rare et d’une finesse d’esprit hors du commun. Et des points communs nous nous en trouvons tous les jours davantage car davantage nous nous rencontrons et davantage nous nous comprenons, nous nous complétons.

Claire je l’ai connue au cours d’anglais, où elle officiait bénévolement, à mon arrivée à St Raphaël. Je ne connaissais personne et je l’écoutais nous parler, nous corriger, nous expliquer. Je l’admirais et je la respectais. Loin de moi l’idée qu’un jour nous en serions là ! 

Aujourd’hui nous allons voir « Renoir ». Le choix du film s’est imposé de lui-même. Nous avons les mêmes goûts littéraires et artistiques. J’ai oublié de vous dire qu’elle anime également un Club de lecture et qu’elle me corrige tous mes livres. C’est tout ça Claire ! C’est Mia Chiara !

Renoir,  je ne peux pas vous le raconter. Renoir c’est beau comme une nuit étoilée un soir d’été, comme un feu d’artifice un quatorze juillet, comme une page de vies qui se raconte avec poésie et justesse.  Renoir c’est la lumière, les couleurs, les dialogues, la musique, les chansons, l’amour, la tristesse, la destinée. La réalisation est magistrale. Les acteurs d’une beauté et d’un jeu parfait, les voix sont chaudes, craquantes. Tout ça pêle-mêle, dans l’ordre et dans le désordre. Auguste et Jean Renoir « Tel père, tel fils », ou « bon sang ne saurait mentir » ! Et Michel Bouquet la grande classe !

À la fin du film, nous sommes restées assises quelques minutes à nous regarder, muettes. C’était magique.

Dehors il faisait déjà nuit, nos maris nous attendaient à la sortie et à nous voir aussi rayonnantes, la question « alors c’était bien » était superflue. Ils ont regretté quand même de ne pas avoir été de la fête.

 

 

 

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Annette Lellouche - dans cinéma
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:53

Samedi je suis allée à une conférence à propos de l'oeuvre monumentale d'Honoré de Balzac, précédée d'une projection d'un film/TV réalisé par José Dayan, avec pour acteurs principaux Gérard Depardieu dans le rôle de Balzac et Fanny Ardant dans celui de la princesse Ewelina Hanska. Je ne me souvenais plus grand chose de mes lectures d'adolescente concernant Balzac. Quelques gros passages ou titres confus et lointains. Aussi lorsqu'une association "Les Amis de la Langue Française" m'a invitée, j'ai accepté d'autant plus que c'était mon premier samedi de repos, sans dédicaces et sans écriture. Ce fut une belle récréation. Un ressourcement !

Nous n'étions pas très nombreux et c'est tant mieux. Rien que des Amoureux de la Littérature Française ! L’émotion était à son paroxysme ! Nous étions tous très secoués, touchés, émerveillés, émus et surtout interpellés. Oui interpellés que, quelques siècles après, cet auteur qui en a inspiré tant d'autres à son époque pour ne citer que Zola, Flaubert, Proust ... ses dialogues époustouflants, ses sentiments où il se met à nu, ses analyses de la société « la comédie humaine » s’imposent encore dans notre quotidien ! Dans notre vingt et unième siècle !

Cette reconstitution de sa vie au moment où il arrive enfin à épouser celle avec qui il avait échangé des correspondances enflammées durant vingt ans, est plus que touchante. Cet homme, car un auteur est un homme avant tout, aux multiples liaisons amoureuses, arriva à ses fins en épousant SA princesse. Sans elle il ne pouvait pas écrire. Il avait besoin de sa présence, de son amour. Lorsqu’elle lui demande s’il est sûr de vouloir l’épouser sans sa fortune, il lui répond : "j'ai toujours douté de tout dans ma vie mais une chose dont je suis sûr aujourd’hui c'est mon amour pour toi".  Lorsqu'elle lui annonce qu'elle attend un enfant de lui, il est fou de joie. "Un fils. Je l'aimerai de toutes mes forces, moi qui n'ai pas réussi à être aimé. Mon fils  aura un grand destin et habitera dans des contrées lointaines où nous irons le retrouver pour réchauffer nos vieux os". Ce fils il ne l'aura pas. La Princesse fera une fausse couche. L'amour de sa mère non plus. "Pourquoi ne m'aime-t-elle pas, moi qui l'aime tant. J'ai tout fait pour ! J'ai tant travaillé, tant écrit pour l’émouvoir, en vain".

Il est mort abandonné de tous ou presque,  d'une gangrène.  De nos jours, on parlerait d’un cancer généralisé.

Sur son lit de mort, sa mère lui demandera pardon. L’a-t-il entendue ? Sûrement, il l’avait trop mendié son amour ! Quand bien même, TROP TARD !

Noël est tout proche. Balzac continue à être réédité. Alors pour lire et relire Balzac, il n’est jamais TROP TARD ! Je vais m’offrir quelques unes de ses œuvres et les laisserai en héritage.

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Annette Lellouche - dans cinéma
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