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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:32
L'urgence du bonheur !

Je ne suis pas malheureuse. Mais je voudrais être heureuse. Je sens que l’idée du bonheur m’échappe. Je sens que tout va très vite, et que la vie est bien trop courte pour se permettre la médiocrité. Je sens en moi l’urgence du bonheur. de David Foenkinos (les souvenirs)

Au hasard de mes lectures, j’ai découvert cette citation et elle me correspond tout à fait.

Je ne suis pas malheureuse et pourtant pourquoi vouloir à tout prix passer mes fins de semaine en dédicaces ? Pourquoi ne pas aller tranquillement à la plage, retrouver des amies, faire les soldes, de la randonnée ?

Pourquoi ? Cette question je me la suis posée ce matin, bien installée face à l’entrée du Cultura, après un accueil des plus chaleureux, les embrassades, la bouteille d’eau.

Ce n’est pas grand chose une bouteille d’eau. Et pourtant c’est le geste qui me va droit au cœur. C’est le premier geste d’accompagnement, après l’accolade amicale, pour désamorcer le stress qui m’accompagne à chaque fois. Le challenge n’est pas insignifiant de s’installer au milieu de tous ces livres aux noms d’auteurs connus, salués par la presse et les médias, couronnés par des émissions télé qui assurent l’après-vente.

Alors pourquoi cet engouement puisque je ne suis pas malheureuse ? Parce que lorsqu’on a goûté à ce bonheur de voir des petites lumières s’allumer dans le regard des autres, d’entendre ces petites vérités sortir de la bouche des enfants qui ne trichent pas, d’accrocher mon sourire juste pour convaincre. Cerise sur le gâteau, cette envie de bavarder avec ces inconnus qui ne le restent que le temps d’une première phrase… Je me souviens d’une dame avec qui j’échangeais à bâtons rompus et dont le mari impatient lui a dit « c’est bon, tu as ton livre dédicacé, on y va ». Elle l’a regardé et lui a répondu « plus Annette me parle (quelques minutes auparavant nous ne nous connaissions même pas) et plus l’émotion me gagne » ! Ma passion plus forte que tout ! Plus forte que les prix aussi. Le dernier Fred Vargas (ou Michel Bussi) publié en pocket en même temps qu’en grand format est vendu la moitié du prix de mon policier « La clé de l’embrouille ». « Gracieuse et Panache sont amis » 50% plus cher que les livres pour enfants de maisons d’éditions spécialisées. Alors pourquoi moi ? De plus, les parents arrivaient en rafales, cherchaient les rayons scolaires avec en main la liste des livres à lire préconisée par les écoles. Aussi encore une fois pourquoi m’achèterait-on moi, alors que les budgets sont serrés ? Et si pour une fois j’oublie mes doutes : parce que mes romans le valent bien ! J’y ai mis toute mon énergie, tout mon amour. Attention je reste humble, tout va très vite !

Il faisait très chaud dans ce magasin climatisé. À chaque ouverture des portes, la fournaise s’engouffrait dans un tourbillon de poussière et d’odeur d’essence ; le parking en bordure des vitrines brillait de tous les éclats des pare-brise sous les assauts du soleil. Je savais que rien n’était gagné d’avance. Nonobstant, je me suis fixé un objectif ambitieux. Tant qu’il ne serait pas atteint je ne bougerai pas d’ici. À 18h tapant, mission accomplie, heureuse, je regagnais mes pénates.

En passant je voudrais saluer Mamie Béa qui a voulu immortaliser notre rencontre en me prenant en photo avec son petit-fils Antoine. « Lorsqu’il repartira chez lui il me restera ce moment unique à nous trois » m’a-t-elle dit. Remercier Sylvie, venue exprès de Fréjus à ma rencontre pour me faire dédicacer « Gracieuse… ». Elle vient de m’envoyer un message « Merci pour ce moment magique, ce fut une belle rencontre »… Embrasser Zian (Jean en Savoyard), Arthur, Ambre, Camille dont le papa m’a donné son N° de portable pour que je l’avise de la sortie du tome 2, avant même d’avoir lu le premier que je venais de lui dédicacer. Je revois encore les yeux bleu agate, brillants d’émotion de Emma, qui m’a promis de m’envoyer ses coloriages. J’attends avec une impatience gourmande ! Je ne pourrais pas citer tout le monde mais je vous garde toutes et tous dans mon cœur.

Qu’importe la chaleur, la fatigue, pourvu qu’il y ait l’ivresse des moments forts. C’est là que j’ai ressenti l’urgence du bonheur dont je ne pourrais plus jamais me passer. Si vous le voulez bien !

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Annette Lellouche - dans littéraire
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:12
Dédicace

Après le réconfort d'une dizaine de jours à se ressourcer en famille, voici le moment de retrouver mes lectrices et lecteurs.

Je dédicace aujourd'hui samedi 9/7 au Cultura de Puget-sur-Argens de 10h30 à 18h.

Des livres pour se délivrer des soucis de la vie quotidienne, pour bronzer sur la plage ou dans le fond du jardin ou lire en famille le conte Premières Lectures "Gracieuse et Panache sont amis. À bientôt.

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Annette Lellouche - dans littéraire
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:52
"Salon à Lorgues... Peu mais rare !"

« Le bonheur c’est savoir ce que l’on veut et le vouloir passionnément » de Félicien Marceau

Que penser du Premier Salon du Livre à Lorgues du 18 Juin ?

Je n’en ferai pas tout un « pataquès ». Nonobstant !

Les points forts :

  • Les retrouvailles sympathiques entre auteurs, des amitiés qui évoluent dans le bon sens. Et c’est fort appréciable car « être reconnu des siens » est une mise en confiance qui donne envie d’aller plus avant.
  • Un très beau soleil, bien qu’il se soit fait voler la vedette par dame pluie en fin d’après-midi. Sans importance car nous étions dans une très belle salle.
  • Des lecteurs à l’écoute, à la recherche de livres les sortant du matraquage médiatique, ravis d’échanger et de partager avec des auteurs locaux.
  • De belles dédicaces, pas pour tous hélas… Il ne suffit pas d’écrire, il faut aussi mettre son ego dans sa poche, donner de sa personne, de sa passion, de son envie de transmettre. Marquer sa différence ! Et ça malheureusement, cela ne s’apprend pas, c’est inné… (je sais que je vais me faire des ennemis, tant pis, j’ai l’habitude).

Les points faibles :

  • Aucune communication à l’exception de quelques affiches apposées sur quelques vitrines de commerçants. Aucune banderole, aucun article sur le journal annonçant le Salon du Livre. Dommage car le Var Matin n’est jamais en reste pour offrir un espace publicitaire pour ce genre d’événements et c’est un journal localement très suivi. Un loupé !
  • Hélas ce ne sera pas un scoop : « peu » de monde. Lorgues est un petit village certes, mais il semblerait que la priorité ait été donnée aux commémorations du 18 Juin le matin, suivies de ripailles… À l’exception des Lorguaises et Lorguais qui ont fait le déplacement pour nous rencontrer. « Peu » peut vouloir dire « rare » et dans ce cas précis la rareté avait quelque chose de précieux et d’inestimable. Je ne m’en plaindrai pas, j’aime les challenges… Et les Lorguais(es) ne s’y sont pas trompés. Je tenais à les remercier. Voilà qui est fait !

Je pense que l’organisateur tiendra compte de nos conseils pour une saison 2 à Lorgues réussie.

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Annette Lellouche - dans littéraire
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 08:17

Matinée théâtre au Carré Gaumont avec plusieurs classes de collégiens du Collège Berthie Albrecht de Ste Maxime, d'un collège de Cogolin, d'un collège privé.

J'ai été invitée à assister à la pièce de théâtre BRAISES de Catherine Verlaguet - Mise en scène de Philippe Boronad, Directeur artistique du Carré Gaumont à Ste Maxime.

J'y suis allée avec beaucoup de plaisir et d'impatience car je savais que j'allais rencontrer le metteur en scène Philippe Boronad. J'en suis ressortie troublée et très émue.

BRAISES : "Leïla face à son miroir s'apprête pour son mariage, tout en demandant de l'aide à sa mère, une femme qui soliloque à longueur de journée, car le destin tragique de sa fille ainée l'a brisée. Naïma la grande sœur est la braise qui empêche Leïla la cadette d'être heureuse. Épouser le promis de sa sœur morte n'est pas chose facile. Naïma revient d'outre tombe pour crever l'abcès.

C'est un pari osé de jouer cette pièce à notre époque difficile, les incompréhensions, les clans qui se forment, les pour, les contre, les amalgames, les "pasdamalgames", les bons, les mauvais qui attisent les peurs... Il faut quand même savoir que cette pièce a été écrite avant 2015, l'année de tous les maux pour ne pas dire l'année maudite. Aussi je salue le courage de tous les intervenants qui se mobilisent pour que cette pièce continue à être jouée, pour que la jeunesse comprenne que tout n'est pas blanc, ni noir. La vie a ses couleurs, ses douleurs et ses bonheurs.

Trois femmes sur scène, Manon Allouch, Leïla Anis et Aïni Iften, nous emportent dans un tourbillon de questions/réponses ou de questions sans réponses. Car les enjeux sont lourds. Qui de la tradition ou de la modernité l'emportera ? C'est finalement le drame armé par la bêtise humaine qui mènera le bal. Le malaise toujours latent qui habite leur personnage est perceptible de nous tous. Naïma conclura pour apaiser sa sœur "ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas de ma faute".

Leïla est pour les traditions; elle va épouser le promis venu du pays, autrement dit du bled, refusé par sa sœur, amoureuse d'un Jérémy, "un français", disant d'elle-même "je suis française". Naïma est pour son émancipation, sa liberté, tout ce qu'on lui enseigne à l'école laïque, par exemple que tous les hommes naissent égaux, que les femmes ont un corps qui leur appartient, pourquoi pas elle ?

Les dialogues sont percutants de justesse. Mais oui, c'est vrai ! Ce que je j'entendais là, ces répliques, on les entend dans la vie de tous les jours. Ce chant berbère qui raconte la cérémonie du mariage et qui est interprété par la maman est envoutant.

Alors je me suis demandé "que faut-il faire pour que toutes ces tensions s'apaisent, pour que chacun puisse vivre selon ses traditions, ses engagements, ses désirs, dans un respect mutuel. Quel miroir pourrait refléter un jour un monde plus juste" ?

Le travail de Philippe Boronad mérite d'être salué. Il est présent à toutes les représentations, il explique, il questionne, il fait parler les collégiens. C'est un très beau cadeau. Les collégiens ont applaudi, posé des questions très pertinentes car ils se sont sentis concernés.

Je pense sincèrement qu'il y a eu une très belle prise de conscience collective. Un petit pas vers un monde que j'espère meilleur.

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Annette Lellouche - dans littéraire
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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:20

La vie n'est que Bonheur ! Quand on croit à sa bonne étoile, quand on a la rage de vaincre, quand on a la passion et le vibramento chevillés au corps... alors ça marche.

Cher père Noël,

Très tôt j'ai appris que tu n'existais pas mais dans ma tête tu as toujours eu ta place. Je te rêvais en t'accordant des circonstances atténuantes, tu étais débordé, tu ne pouvais pas être partout et lorsque je voyais les enfants exhiber leurs jouets les lendemains de Noël qu'hélas ils délaissaient tout aussitôt, moi je savais qu'un jour tu me gâterais à mon tour. Et ce jour est enfin arrivé. Tu existes, je le savais !

Ce week-end je l'ai su encore plus fort, encore plus vrai, encore plus vibramento !

Vendredi un faux départ, un loupé d'une responsable de dédicaces. Peu importe, la vie n'est pas toute tracée m'as-tu soufflé à l'oreille, tu as bien un plan B dans ton escarcelle ? Bien sûr, j'ai rebondi grâce à toi ! D'un saut de puce de Grasse à Montauroux, j'ai été reçue au pied levé, à bras ouverts et à cœur chaleureux par Alexandra et son équipe à l'Espace Culturel de Montauroux. Mon fief, mon porte-bonheur, l'Amitié, tout en un ! Comme d'habitude dans ce lieu magique où est née ma trilogie, de belles rencontres, de belles dédicaces pour Noël, à chaque fois je te faisais un petit clin d'œil. Mais oui tu existes ! La preuve par l'absolu !

Samedi, direction Cultura Mandelieu. Là, cher père Noël, tu as rattrapé toutes ces années où je t'espérais en vain. Des viennoiseries offertes à l'arrivée par Marie-Pascale. Cela m'a vraiment fait plaisir, d'autant que Marie-Pascale m'avait accueillie avec une gentillesse infinie à mes tout débuts d'auteure où j'étais une parfaite inconnue au bataillon. Peut-être déjà lui avais-tu envoyé un signe avant-coureur ? Des gens, tant de gens, un défilé permanent, des compliments et des mots d'amour d'enfants. "Tu es belle" m'a dit une petite fille en regardant ma photo que Marie-Pascale avait posée sur ma table pour annoncer ma dédicace. Ambre, Williams, Léna, Lola, Ben, Tom... je n'arrive pas à me souvenir de tous les prénoms, mais je voyais "Gracieuse et Panache sont amis" me quitter allègrement pour passer dans les bras de Maman Guigui, de Mémé Tine, de Papa Antoine, d'enfants adorables... L'innocence même et l'amour dans toute sa générosité. Que d'émotion visible à l'énoncé du prénom de la personne qui allait recevoir mes livres, "un petit plus me dit-on, ça fait tellement plaisir". Véronique qui a subi une année de harcèlement est partie avec "retourne de là où tu viens". "La clé de l'embrouille" pour l'offrir à notre ami Bernard qui adore lire... De cette journée, cher père Noël, je n'oublierai jamais deux grands gaillards, portant, chacun, dans leurs bras, trois gros pavés littéraires, rigolant, complices. Deux bons copains pensai-je. Ils se sont arrêtés face à moi, s'excusant presque d'avoir déjà arrêté leur choix. Tout naturellement nous avons bavardé. Puis dans une transmission de pensée, se sont regardés et l'un a lancé "et si vous nous choisissiez un livre pour Salvatorica, c'est la grand-mère". Ah bon ! Je vous prenais pour deux bons copains, mais vous êtes deux frères ? Et là j'entends encore l'éclat de rire de Pierre qui n'est autre que le père de Paul. Ça ne s'invente pas. Le père, le fils, un charme irrésistible ! Pierre est médecin et porte en lui tout le charisme du monde. En s'éloignant avec la trilogie, il était déjà même un peu loin, se retournant s'est écrié : "je suis très heureux d'avoir rencontré un ange aujourd'hui". J'ai souri, très touchée. La hotte du Père Noël n'était pas tout à fait vide puisque Monique, qui hier m'avait fait dédicacer "Lettre à Pépé Charles" pour son amie Renée, m'a tél. ce matin pour compléter, après réflexion, son cadeau par "Gustave" et "Charles et Aurélien". C'est mieux la trilogie complète, n'est-ce pas m'a-t-elle demandé ? Et j'ai repensé à Paul et Pierre et à Salvatorica.

Merci cher Père Noël, et maintenant sauve-toi vite ! Dans ce monde troublé, d'autres t'attendent. Apporte-leur du bonheur... Tu sais toi que le bonheur est contagieux !

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Annette Lellouche - dans littéraire
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